|
FAIT VÉCU DE L’ANNÉE 2000 à 2012 (27ème partie)
« Lire la précèdente | Lire la suite »
Monsieur le directeur du SPMI
Service de Protection des Mineurs
Case postale 3531
1211 Genève 3
Chêne-Bougeries, le 8 septembre 2011
Monsieur le Directeur,
Votre lettre du 19 août 2011 m’est bien parvenue et a retenu ma meilleure attention.
Elle appelle cependant, quelques remarques nécessaires quant au bon fonctionnement du SPMI.
Depuis 2007, les divorces seraient en régression. On pourrait dire, que la nouvelle loi eu égard aux divorces, n’implique plus systémiquement le SPMI à s’immiscer entre les parents.
On peut cependant constater que des situations sont parfois rendues très conflictuelles, par le fait que le SPMI surprotège par trop les femmes qui ne sont pas toutes des femmes " battues", et cela au détriment des pères dont les droits devraient être mieux protégés.
• La coparentalité n’est toujours pas entrée dans la Constitution.
• Les Tribunaux comme le SPMI en particulier, ne sanctionnent pas le parent aliénant.
• Des pères innocentés par la Justice, sont privés de voir leurs enfants, contrairement
à des pères incarcérés à Champ-Dollon, dont Carrefour-Prison organise des parloirs
dédiés aux enfants. (Tribune de Genève du 31 août 2011).
Un membre de notre association n’a plus revu sa fille depuis 2734 jours ! Le SPMI ne bouge pas. Ne convoque ni père, ni mère, ni l’enfant.
Une famille a ses enfants placés en foyer depuis plus de 1.130 jours, tout en les ayant à domicile, chaque week end et pendant les vacances !
Nous déplorons aussi les paroles d’un assistant social qui conseille de divorcer pour obtenir des droits de visites…
Il est notoire, que le SPMI ne communique pas systématiquement la copie conforme des rapports destinés aux juges du Tribunal tutélaire.
A ce propos, je vous remercie d’avance de me faire parvenir celle me concernant. (Loi Lipad)
Le SPMI (et donc l’Etat) n’engagent pas la responsabilité des intervenants sociaux dont les erreurs de jugement ont été détectées et concourent à des situations qui font la une des médias. (Abandon d’enfants, suicides, meurtres).
On peut aussi parler du silence des enfants arrachés à leurs parents. Des pratiques de mise en dépôt dans des institutions. De la santé des familles mise en péril. De la Justice qui peine encore à reconnaître le droit à la famille(et c’est une honte pour notre pays au passé peu glorieux à cet égard…) cette famille à laquelle aucune chance n’est ou n’a été donnée.
Avec quelle estime de soi, ces jeunes sortiront-ils de ces foyers ? Seraient-ils déjà condamnés à la rue, à la prison, à la prostitution, à l’Hospice ?
Pour répondre au dernier paragraphe de la page 1 de votre lettre, je suis fort aise que vous m’affirmiez que des entretiens sont prévus à la fin des vacances estivales. Août a passé. (Septembre ?) C’est à espérer.
Pour revenir à la cause qui m’est personnelle, je trouve incongru que l’assistante sociale en charge du dossier de mon petit-fils, croie utile de se rendre à la Chaux-de-Fonds, demander l’avis d’un enfant de onze ans pour savoir s’il est judicieux de ne plus passer par le Point de rencontres (PR).
Il eût été logique d’en discuter uniquement avec ledit PR et la famille d’accueil, lesquels ont toute confiance en la grand-maman qui, bon an, mal an, respecte ses droits de visite depuis plus de 8 ans ! Un simple téléphone aux intéressés paraissait plus adéquat…
Concernant le système de transmission par mail que vous ne semblez pas apprécier, sachez que je ne me priverai pas des moyens actuels de la communication, ceux-ci étant on ne peut plus performants, rapides, économiques et plus sûrs que vous le sous-estimez, au vu des lenteurs indéniables de l’Administration.
Monsieur Pierre Maudet, maire de Genève, répond aux e-mails, comme tant d’autres. Et je leur en sais gré. C’est rassurant et courtois à la fois.
Je reste donc dans l’attente d’une décision du SPMI au Tribunal tutélaire et vous présente, entre temps, Monsieur le Directeur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.
Leïla Elisabeth Pellissier
« Lire la précèdente | Lire la suite » |